Cette mise à mort –mise-en-scène de la bête constitue une trangression organisée.
C’est un cadre préalablement fixé qui autorise l’écart ultime :
Jouer, Perdre ou Gagner avec la mort.
On dirait volontiers des tableaux de Laure Boyer, ce que José Bengamin disait du spectacle de la corrida :" Ce spectacle a sa musique propre, sa musique tue, sa musique pour les yeux."
" Cette « musique tue », furtivement suggérée à l’oreille par le tableau, elle passe entre les cornes du taureau, entre l’homme et la bête, entre la foule amassée sur les gradins et la solitude implacable du torero dans l’arène, entre le rouge et le noir, entre les deux rouges, entre le vacarme et le silence, elle passe en tous ces intervalles impraticables.
Philippe BOYER -2001-