Laure Boyer continue à articuler son oeuvre plastique au discours psychanalytique qui lui est tout aussi précieux;
elle continue dans la discontinuité puisque c'est avec un pas de plus, un pas seulement, vers l'abstraction, par une puissante condensation de l'oeuvre dans une simple ligne, un tracé .
Un tracé bien décidé même s'il est tout en chicanes...
Sortir de la sphère et du miroir qui nous font voir en l'autre un simple double de nous-mêmes, mais la sortie de la sphère qu'elle opère ici sous nos yeux se fait par un objet qui va au-delà des traces, tracés, trajets, fils, vecteurs : j'y reconnais des fibres, dits aussi "espaces fibrés" qui font faire un pas de plus vers cette géométrie non euclidienne...
S'en remettre à la structure même de l'oeuvre, jusqu'à laisser apparaître par endroits la toile elle-même, la trame, le tissage de l'oeuvre...
Ici, le trajet le plus court entre deux points n'est manifestement pas la droite...
Yann Diéner - Nov. 2005
Commentaires