- 04 -Jardins d'aventures - Toiles - 2007 - 2009

  • Serait-ce le grand ravissement ?
    Après ses variations en noir et blanc, Laure Boyer invente en hiver un été foisonnant, nanti de mille et une fleurs multicolores, essaim de vie en sa toute-puissance. Comme autant de ballons tant merveilleux que mystérieux, la symphonie des coquelicots en noir et rouge appelle un ciel de neige. L'aventure est au rendez-vous; le relief sur la toile offrant une escapade magique vers l'inconnu. Eclats de jaune pour dire le soleil. Bleu layette augurant de quelque naissance. L'effervescence des couleurs les plus vives offre le plus beau champ à l'imaginaire. Quelques lettres en filigranes gravent cette effusion de sang végétal en un texte poétique indéchiffrable, sans doute la parole de l'Autre gravée dans l'évanescence d'un matin d'été. Et cette petite silhouette bleue embrassant de ses frêles bras un champ de fleurs en jardin de curé rose. Envolée lyrique au jardin d'enfance. Enchantement des pavots, roses aussi, dans l'aéronef inspirée en partance pour les îles. L'aventure se poursuit en un spectacle floral déversant sa magnificence en une Méditerranée rêvée, compacte et pure; horizon serein jouxtant un monde végétal dévoré de vie en infusion de pigments. La force de vie se dit aussi dans le fleuve. Sine Saloum écrit en toutes lettres dispersées d'une Afrique féconde en jardins de Tropiques D'impatiens en impatience, on reconnaît l'artiste dont on espère déjà d'autres embarquements pour autant de Cythère et bonheurs éphémères... Sylvie Darreau-Caminade www.metaphorediffusion.fr

- 05- Chemins et Transparences - 2007

  • Vents pliés 5
    En Noir et Blanc, Laure Boyer devient calligraphe de nos questionnements humains les plus intimes . La Transparence de l'ensemble est traversée de chemins. Hachures ou liens ? L'artiste nous indique-t-elle un sens ? Nous donne-t-elle du sens ? La délicatesse des traits, les traces qui ne mènent nulle part - excepté à l'essentiel de soi-même, le chant d'amour du blanc et du noir révèle un commencement tant vécu que rêvé. Toiles changées en voiles pour prendre le large ou l'altitude necessaire à la pensée du monde, des mondes. Lever le voile. Sylvie Caminade-Darreau

- 06 -En blanc et noir Peintures 2007 - 2009

  • Ces Petits Riens qui font tout
    Une lecture à la lettre des toiles "En blanc et noir" vérifie que c'est bien le ruissellement qui fait le relief. En l'occurrence, le ruissellement des petites lettres ravinant le signifié pour découper le signifiant : Laure Boyer continue la construction de ses chemins singuliers. Après "Chemins et Transparences", elle fait aujourd'hui ruisseler les petites lettres amoureuses, Lettera Amorosa en hommage à René Char. Laure a aussi tissé ses toiles de ce qu'elle à entendu des enfants dans l'Analyse. Les traits verticaux qu'elle dessine ici, fils formés par les lettres qui ruissellent comme dans la toile "comme le miel de cerisier" ou qui tombent comme dans celle qui s'appelle "le jardin de lettres", rappellent les calligraphies verticales, cette écriture qui donne une verticalité au propos et aux corps. Si l'on prend le temps de voir cette série en laissant chuter le regard avec les lettres, on vérifiera que c'est de l'effacement du trait que se désigne le Sujet : ici il en émerge à chaque toile, du Sujet . Yann DIENER Mai 2009

- 07 - Voilés, dévoilés - 2004/2005

  • Dun côté, l'autre 1
    Laure Boyer continue à articuler son oeuvre plastique au discours psychanalytique qui lui est tout aussi précieux;
    elle continue dans la discontinuité puisque c'est avec un pas de plus, un pas seulement, vers l'abstraction, par une puissante condensation de l'oeuvre dans une simple ligne, un tracé .
    Un tracé bien décidé même s'il est tout en chicanes...
    Sortir de la sphère et du miroir qui nous font voir en l'autre un simple double de nous-mêmes, mais la sortie de la sphère qu'elle opère ici sous nos yeux se fait par un objet qui va au-delà des traces, tracés, trajets, fils, vecteurs : j'y reconnais des fibres, dits aussi "espaces fibrés" qui font faire un pas de plus vers cette géométrie non euclidienne...
    S'en remettre à la structure même de l'oeuvre, jusqu'à laisser apparaître par endroits la toile elle-même, la trame, le tissage de l'oeuvre...
    Ici, le trajet le plus court entre deux points n'est manifestement pas la droite...
    Yann Diéner - Nov. 2005

- 08 - Travaux sur Papier - 2004/2005

  • Papier 26
    ... Où l'on retrouve la géométrie particulière du travail d'abstraction et les couleurs chaleureuses du Sud, et d'où émerge un regard encore plus profond sur ce qu'éxister signifie.
    Nouvelle sérénité .
    Sylie Caminade- 2004

- 09 - Ecart - 2001/2004

  • Danser sur les vagues
    Ecart ou le lieu du vivant Dans chaque toile, de grands axes ou des traits fins séparent l'espace et le démultiplient en autant de lieux où un petit monde à l'écart se crée pour dire sa propre étrangeté, son propre questionnement, ses propres certitudes et incertitudes.
    Transgression du quotidien. Ces petits mondes de Laure Boyer font partir en voyage.
    D'une toile à l'autre, c'est aussi une même histoire qui se raconte sans se dire, ni se penser, ni se révéler; une histoire intérieure de l'artiste .
    Toute la vie ne va pas entrer dans le cadre fermé de la toile. Mais l'écart que suggère cette peinture va créer du vivant.
    Sylvie Caminade. Oct 2002

- 10 -Tauromachie - 1999/2004

  • De_souffle_et_de_rumeur
    Cette mise à mort –mise-en-scène de la bête constitue une trangression organisée.
    C’est un cadre préalablement fixé qui autorise l’écart ultime :
    Jouer, Perdre ou Gagner avec la mort.
    On dirait volontiers des tableaux de Laure Boyer, ce que José Bengamin disait du spectacle de la corrida :" Ce spectacle a sa musique propre, sa musique tue, sa musique pour les yeux."
    " Cette « musique tue », furtivement suggérée à l’oreille par le tableau, elle passe entre les cornes du taureau, entre l’homme et la bête, entre la foule amassée sur les gradins et la solitude implacable du torero dans l’arène, entre le rouge et le noir, entre les deux rouges, entre le vacarme et le silence, elle passe en tous ces intervalles impraticables.
    Philippe BOYER -2001-

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18 avril 2009

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